Projets retenus lors de l’appel à projets n°3

AAP 3 (2020) – Projets de type 1

Résultats du Comité permanent d’évaluation (16 juin 2020)

Projet BainsMigr – Politiques d’hygiène et soin du corps en migration.
Les bains-douches en Auvergne Rhône-Alpes, XXème-XXIème siècles

Porteur :

CHAULIAC, Marina, Institut inter­dis­ci­plinaire d’anthropologie du contem­po­rain (IIAC), UMR 8177, CNRS et EHESS.

Partic­i­pantes :

GUERRY, Linda, histo­ri­enne asso­ciée au Labo­ra­toire de recherche historique Rhône-Alpes, LARHRA (UMR 5190 du CNRS)

LEVY-VROELANT, Claire, professeure émérite de soci­ologie, Univer­sité de Paris 8‑Saint Denis, asso­ciée à l’UR12 de l’INED.

Présen­ta­tion : Ce projet de recherche inter­dis­ci­plinaire et collab­o­ratif vise à inter­roger les liens entre les prob­lé­ma­tiques migra­toires et l’institution des bains-douches comme élément de poli­tique d’hygiène et de soin des corps. Alors que la gestion de la crise sani­taire actuelle s’accompagne de la ferme­ture des fron­tières et que les discours sur l’hygiène se multi­plient dans l’espace public, les étab­lisse­ments offrant la possi­bilité de se laver pour des publics qui, pour la plupart connais­sent ou ont connu un parcours migra­toire, restent ouverts durant la crise. En conjuguant des perspec­tives historique, soci­ologique et anthro­pologique, le projet présenté ques­tion­nera l’imposition de normes et le contrôle social sur les corps migrants mal ou non logés ainsi que l’accès, voire le droit aux ressources de la ville et son envers, la stig­ma­ti­sa­tion et l’exclusion des « étrangers » perçus comme des sources poten­tielles de cont­a­m­i­na­tion. Il s’articulera autour de trois volets : l’histoire longue des bains-douches à la croisée de celle des migra­tions ; les acteurs publics et asso­ci­atifs ainsi que les pratiques et les soins du corps migrant dans le contexte de la « crise de l’accueil » et de la pandémie de Covid-19. Plusieurs villes en Auvergne Rhône-Alpes constitueront le terrain de recherche. Enfin, attentif à son impact social, le projet revêt une dimen­sion partic­i­pa­tive et intègre des disposi­tifs de recherche-créa­tion en lien avec usagers et acteurs publics et privés des bains-douches.

Projet DivDroitFaMiDiversité de statuts juridiques au sein de familles migrantes : Une comparaison historique

Porteur :

DELCROIX Catherine, Professeure, Dynamiques Européennes (DynamE), UMR 7367.

Partic­i­pantes :

  • Maïtena ARMAGNAGUE, Maîtresse de conférences, Groupe de recherche sur le hand­icap, l’accessibilité, les pratiques éduca­tives et scolaires (GRHAPES), EA 7287
  • BARTEL Anja, Doctor­ante, Dynamiques Européennes (DYNAME), UMR 7367
  • BELKACEM, Lila, Maîtresse de conférences, Labo­ra­toire inter­dis­ci­plinaire de recherche sur les trans­for­ma­tions des pratiques éduca­tives et des pratiques sociales (LIRTES), EA 7313
    DESTREMAU, Blan­dine, Direc­trice de recherche CNRS, Institut de recherche inter­dis­ci­plinaire sur les enjeux sociaux, sciences sociales, poli­tiques, santé (IRIS) EHESS/​CNRS/​INSERM
  • LE BAIL, Hélène, Chargée de recherche CNRS Centre de recherches inter­na­tionales (CERI) Sciencespo
  • MIRANDA, Adelina, Professeure, Migra­tions, espaces et sociétés (MIGRINTER) UMR 7301
  • ODASSO, Laura, Post­doc­tor­ante, chercheure-assis­tante Collège de France
    Labo­ra­toire méditer­ranéen de soci­ologie (LAMES) UMR 7305,
    PIAN, Anaïk, Maîtresse de conférences Labo­ra­toire : Dynamiques Européennes (DYNAME) UMR 7367
  • TERRAZZONI, Liza, Post­doc­tor­ante, chercheuse contractuelle, Centre des mouve­ments sociaux (CEMS) EHESS/​CNRS/​INSERM
  • TUCCI, Ingrid, Chargée de recherche CNRS, Labo­ra­toire d’économie et de soci­ologie du travail (LEST) UMR 7317
  • WILHELM, Isabelle, Doctor­ante, Dynamiques Européennes (DYNAME) UMR 7367.

Présen­ta­tion : Ce projet a pour objectif de comparer, dans une perspec­tive historique (de 1960 jusqu’à aujourd’hui), comment « faire famille » influe sur l’accès aux droits et l’insertion de migrants. Depuis les années 2010 on observe, dans plusieurs villes de France, une augmen­ta­tion du nombre de familles migrantes à la rue. Cela a mené des munic­i­pal­ités, en parti­c­ulier celle de Stras­bourg, à développer une poli­tique pour faciliter l’installation locale de ces familles en s’appuyant sur la diver­sité de leurs statuts juridiques pour compléter leurs droits. Des recherches récentes ont analysé les effets de cette pluralité juridique intrafa­mil­iale (Fogel 2019). Si cette poli­tique est inno­vante, le fait que les membres d’une même famille disposent de différents droits n’est pas un fait nouveau, mais une expéri­ence fréquente parmi les étrangers en France, qui a souvent influé sur leur inser­tion et leur régu­lar­i­sa­tion. Ce projet comparera : 1) les statuts juridiques présents dans une même famille, 2) l’impact de régle­men­ta­tions juridiques sur la vie de familles à différentes péri­odes historiques 3) les contextes français et alle­mand. Ce projet réunit 22 chercheurs qui réalis­eront une enquête basée sur des récits de vie, des entre­tiens semi-direc­tifs et sur une analyse du contexte juridique. Il se fera en coopéra­tion avec des juristes, des acteurs munic­i­paux, départe­men­taux et asso­ci­atifs. Un numéro de revue, un ouvrage collectif et un film docu­men­taire rendront compte des résul­tats du projet.

Projet ECHO – PErceptions et impact de l’épidémie liée au Covid-19 dans les centres d’Hébergements pour les personnes en situation d’exclusiOn (ECHO)

Porteur :

MELCHIOR, Maria, Direc­trice de recherches, Institut Pierre Louis d’Epidémi­ologie et de Santé Publique (IPLESP), UMRS 1136, INSERM Sorbonne Université.

Partic­i­pants :

  • VIGNIER, Nicolas, Docteur en médecine, Institut Pierre Louis d’Epidémi­ologie et de Santé Publique (IPLESP), UMRS 1136, INSERM Sorbonne Université
  • PANNETIER, Julie Pannetier, Maîtresse de conférences, univer­sité Paris Nanterre
  • POURTAU, Lionel, Directeur Général du Pôle Réfugiés à Habitat et Human­isme (conseil des territoires).

Présen­ta­tion :

Les personnes immi­grées en situ­a­tion de précarité ont en moyenne plus de prob­lèmes de santé et un moindre accès à la préven­tion que les personnes non-immi­grées. Ainsi, les immi­grés pour­raient avoir des diffi­cultés dans l’application des mesures de préven­tion de l’infection à COVID-19 et dans le fait de suivre le circuit de soins, en parti­c­ulier ceux qui ont des condi­tions de vie diffi­ciles, vivent dans un lieu inadéquat (campe­ment, squat), ne parlent pas français, mécon­nais­sent des struc­tures sani­taires ou ont une faible littératie en santé. De plus, l’impact du confine­ment pour­rait être majoré chez les personnes immi­grées en situ­a­tion de précarité. L’étude ECHO visa à décrire l’état de santé, les percep­tions, connais­sances et pratiques rela­tives à l’infection à COVID-19 parmi 400 personnes immi­grées hébergées dans des struc­tures asso­cia­tives en région parisi­enne et lyon­naise par les asso­ci­a­tions Habitat et Human­isme (struc­tures de mise à l’abri des personnes pour la durée de l’épidémie de COVID-19 – 3 en Ile de France, 1 en région lyon­naise), Croix-Rouge (un Centre d’Hébergement et de Réin­ser­tion Sociale en Ile de France), Aurore (deux Centres d’Hébergement d’Urgence en Ile de France) et le Groupe SOS (Apparte­ments de Coor­di­na­tion Thérapeu­tique), sont inter­rogées via un ques­tion­naire stan­dardisé entre le 4 et 31 mai 2020. Les struc­tures ont été sélec­tion­nées sur la base des carac­téris­tiques des rési­dents (>=70% de personnes immi­grées) et leur intérêt pour l’enquête. Les résul­tats perme­t­tront de mieux comprendre les connais­sances des personnes immi­grées en situ­a­tion de précarité des symp­tômes, modes de trans­mis­sion, et gestes barrières du COVID-19, ainsi que les facteurs asso­ciés afin d’informer les actions de préven­tion à l’avenir.

Projet MoCoMi - Morts Covid en Migration

Porteur :

SAGLIO-YATZIMIRSKY, Marie-Caro­line, Professeure, Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, améri­cains et asia­tiques (CESSMA), UMR 245, IRD-Paris Diderot-Inalco.

Partic­i­pants :

  • AFIOUNI, Nada, Maîtresse de conférences, Univer­sité du Havre-GRIC
  • FURRI, Filippo, Doctorant, Univer­sité de Montréal,
  • KOBELINSKY, Kobelinsky Carolina, Chargée de recherches, CNRS, LESC
  • HAAPAJÄRVI Linda, Post­doc­tor­ante, Univer­sité de Tampere, CMH
  • LESTAGE Françoise, Professeure, Univer­sité Paris Didero, URMIS
  • MBODJ-POUYE Aïssatou, Chargée de recherches, CNRS, CEAF
  • PECOUD Antoine, Professeur, Univer­sité Paris 13-CERI
  • PIAN, Anaïk, Maîtresse de conférences Labo­ra­toire : Dynamiques Européennes (DYNAME) UMR 7367.

Présen­ta­tion : Le projet Morts Covid en Migra­tion (MoCoMi) propose d’analyser les pratiques de gestion des morts du COVID en migra­tion en France, les représen­ta­tions entourant ces morts et les pratiques funéraires mises en place. L’épidémie de COVID-19 a engendré une mortalité brutale, parti­c­ulière­ment forte sur les terri­toires de la Seine-Saint-Denis et de l’Est, de personnes en migra­tion, immi­grés « installés », primo-arrivants, familles ou personnes seules, les confrontant, eux et leurs proches, à une situ­a­tion excep­tion­nelle. Pour faire face à ces décès, l’urgence médi­cale et la poli­tique sani­taire ont imposé des proto­coles qui ont bous­culé les pratiques culturelles et cultuelles des migrants. La mort des migrants pour cause de COVID suscite une réflexion sur ce qu’est « la bonne mort » pour les indi­vidus et les différentes commu­nautés et collec­tifs concernés, et renou­velle la ques­tion des pratiques et des représen­ta­tions autour du corps en migra­tion. Elle permet de requal­i­fier les migra­tions actuelles récentes où la mort est un élément central de l’expérience migra­toire. Elle permet égale­ment d’historiciser l’intersection entre mort et migra­tion afin de mieux cerner les spéci­ficités comme le carac­tère inédit de la crise actuelle.

L’équipe MoCoMi (janvier 2021–2022), qui comprend 9 fellows de l’ICM et plusieurs parte­naires extérieurs, se propose de mener plusieurs enquêtes sur des popu­la­tions concernées en Seine-Saint-Denis et aux fron­tières avec l’Allemagne, l’Italie et l’Angleterre, à l’articulation de l’anthropologie, de la soci­ologie et de la psychologie. Elle se réunit dans des ateliers de recherche qui perme­t­tent de discuter ces enquêtes, dans deux journées d’étude (l’une sur les dimen­sions européennes de la ques­tion avec l’ANR PACE, l’autre avec le Centre Régional de Psychotrau­ma­tisme Paris Nord) et dans un colloque final.

Projet ReCoDetaLe recours aux travailleurs détachés étrangers : mobilité du travail, illégalismes et adaptation à la crise sanitaire

Porteur :

CASELLA-COLOMBEAU, Sara, Post-Doctor­ante, Coor­di­na­trice scien­tifique du départe­ment POLICY, IC Migra­tions, Proche-Orient, Caucase, Langues, Archéologie, Cultures (PROCLAC), UMR 7192, CNRS/​Collège de France/​EPHE/​INALCO

Partic­i­pants :

SPIRE, Alexis, Soci­o­logue, directeur de recherche CNRS, IRIS (UMR 8156)
VERON, Daniel, Post-doctorant à l’EHESS, IRIS (UMR 8156).

Présen­ta­tion :

Ce projet analyse les mobil­ités de la main‑d’œuvre étrangère liées au recours au détache­ment par les employeurs, dans deux secteurs : le BTP et l’industrie. À partir d’une enquête auprès des employeurs, il s’agira tout d’abord de comprendre les critères qui prési­dent à leurs choix de recourir au travail détaché, et comment ces choix influent sur les mobil­ités des travailleurs. En parti­c­ulier, on s’interrogera sur les avan­tages du recours au détache­ment compar­a­tive­ment à d’autres formes d’emploi. Ensuite, nous souhaitons réin­sérer les usages du détache­ment dans le cadre insti­tu­tionnel et juridique qui rend possi­bles ou peu coûteux les illé­gal­ismes. Dans ce cadre, nous mènerons en parti­c­ulier des entre­tiens avec les organ­ismes en charge du contrôle du détache­ment, mais aussi avec des membres d’organisations syndi­cales ou patronales. C’est donc dans une perspec­tive d’analyse des ratio­nal­ités économiques dans leur artic­u­la­tion à la percep­tion du droit et de ses usages que nous étudierons le recours au détache­ment. Enfin, ces ques­tion­nements seront abordés de manière trans­ver­sale par le prisme de la crise sani­taire en cours. Dans quelle mesure la pandémie et les évolu­tions législa­tives qui l’accompagnent redéfinis­sent-elles (ou non) les mobil­ités du travail au sein de l’espace européen ? Et dans quelle mesure des modèles produc­tifs fondés sur le recrute­ment à l’international de la main‑d’œuvre seront-ils amenés à se trans­former dans ce contexte ?

Projet RP93 – Le recensement de la population au quotidien : mise en œuvre et politiques en Seine Saint Denis et ailleurs

Porteur :

SIMON, Patrick, Directeur de recherches, Unité Migra­tions Inter­na­tionales et Minorités, INED, Respon­s­able du départe­ment INTEGER, IC Migrations.

Partic­i­pants :

  • BRUN, Solène, Post-doctor­ante, Coor­di­na­trice scien­tifique du départe­ment INTEGER
    IC Migra­tions, Proche-Orient, Caucase, Langues, Archéologie, Cultures (PROCLAC), UMR 7192, CNRS/​Collège de France/​EPHE/​INALCO
  • CASELLA-COLOMBEAU, Sara, Post-Doctor­ante, Coor­di­na­trice scien­tifique du départe­ment POLICY, IC Migra­tions, Proche-Orient, Caucase, Langues, Archéologie, Cultures (PROCLAC), UMR 7192, CNRS/​Collège de France/​EPHE/​INALCO
  • CHUANG, Ya-Han, Post-doctor­ante, INED
  • CHAUVEL, Séverine, Maîtresse de conférences, Créteil.

Présen­ta­tion :

Partant d’un suivi exhaustif des opéra­tions de collecte du recense­ment 2020 dans 8 communes de Seine Saint Denis (Aubervil­liers, Bondy, Clichy-sous-Bois, La Courneuve, Montreuil, Pier­refitte-sur-Seine, Saint-Denis et Trem­blay-en-France), ce projet se propose de réaliser une ethno­gra­phie de la concep­tion et de la mise en œuvre du recense­ment en s’intéressant aux différents acteurs impliqués dans cette opéra­tion : l’Insee, les services munic­i­paux et les élu.e.s, les équipes de coor­di­na­tion de la collecte, les agents recenseurs, les habitant.e.s recensé.e.s. Il entend répondre à plusieurs ques­tions rela­tives aux spéci­ficités du terri­toire et des popu­la­tions qui y rési­dent en élar­gis­sant l’observation à un départe­ment fran­cilien plus riche (Hauts de Seine) et un départe­ment rural (Loir et Cher) : les spéci­ficités socio-urbaines des terri­toires ont-elles des conséquences sur l’évaluation des popu­la­tions et de leurs carac­téris­tiques ? Quelles adap­ta­tions sont effec­tuées par les communes et les agents recenseurs pour perme­ttre la meilleure couver­ture possible de l’opération ? Comment les habitant.e.s consid­èrent-ils ou elles le recense­ment et quelles rela­tions se nouent-elles autour de la collecte ? Une analyse des rela­tions poli­tiques autour du recense­ment et deux mono­gra­phies de quartiers séquano-dyon­isiens complè­tent le projet.

Projets de manifestations scientifiques financés au titre de l’année 2020

Lors de la commis­sion, il a été décidé de financer trois projets de mani­fes­ta­tions scientifiques.

Projet MigraPriv – Migrations internationales privilégiées

Porteur :

HUGOO, Vincent, Doctorant en soci­ologie, Centre Européen de Soci­ologie et de Sciences Poli­tiques (CESSP, UMR 8209, EHESS/​Paris 1/​CNRS).

Partic­i­pants :

  • LE BIGOT, Brenda, Le Bigot, maîtresse de conférences en géogra­phie, Migrinter (Univer­sité de Poitiers/​CNRS)
  • LABORIER, Pascale, professeure en sciences poli­tiques, ISP (Univer­sité Paris Nanterre/​CNRS)
  • CHABRE, Théo­time, doctorant en soci­ologie et sciences poli­tiques, CERI (Sciences Po/​CNRS) et LAMES (Univer­sité Marseille-Aix/CNRS).

Présen­ta­tion : Ce projet de colloque s’in­téresse aux migra­tions inter­na­tionales priv­ilégiées, c’est-à-dire à des déplace­ments facil­ités, favorisés, et donnant lieu à des instal­la­tions à l’étranger sur le long ou le moyen terme. L’ob­jectif est réfléchir aux rapports de pouvoir qui se nouent autour de l’accès et de l’expérience des migra­tions internationales.

Projet SenMigRet – Journées d’études sur la migration de retour en Afrique de l’Ouest

Porteur :

BEAUCHEMIN, Cris, Directeur de recherche, Institut national d’études démo­graphiques (Ined) – Unité 8 « Migra­tions Inter­na­tionales et Minorités » (MIM).

Partic­i­pants :

  • BALIZET, Gilles, Doctorant contractuel en Soci­ologie LPED-IRD
  • BREDELOUP, Sylvie, Direc­trice de recherche, IRD, LPED
  • FLAHAUX, Marie-Laurence, Chargée de recherche, IRD, LPED
  • LENOËL Audrey, Post­doc­tor­ante, chaire Migra­tions et Sociétés, Collège de France
  • OBUCINA, Ognjen, chargé de recherche, Ined, Unité 8 MIM
  • PETIT, Véronique, Professeur au Ceped, IRD et rattachée au Labo­ra­toire de Géogra­phie Humaine de l’UCAD (Dakar)
  • VANDENBUNDER, Adrien, Doctorant Ined-Paris Dauphine (DIAL).

Présen­ta­tion : Alors que les phénomènes migra­toires en Afrique font actuelle­ment l’objet de toutes les atten­tions, les recherches sur les migra­tions de retour sur ce conti­nent restent rela­tive­ment peu dévelop­pées. Organisé en parte­nariat avec l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), ce projet a pour objectif d’appuyer et de contribuer à la recherche inter­dis­ci­plinaire sur la migra­tion de retour, et plus large­ment sur les migra­tions en Afrique de l’Ouest, par l’organisation de deux journées d’étude dédiées à cette théma­tique à Dakar. Il sera égale­ment l’occasion de valoriser une enquête sur la migra­tion de retour de France et d’Espagne réal­isée en 2017 et 2018 à Dakar et dans trois autres régions du Sénégal (enquête TEMPER).

Ce projet a deux objec­tifs principaux :

- Appuyer la recherche sur le retour et soutenir le développe­ment de collab­o­ra­tions inter­dis­ci­plinaires entre fellows, chercheurs du Sud, insti­tu­tions et société civile
Pour cela, un appel à commu­ni­ca­tions pluridis­ci­plinaire sera élaboré en concer­ta­tion avec les chercheurs séné­galais de différentes univer­sités, et qui encour­agera la partic­i­pa­tion d’étudiants et de jeunes chercheurs.
Des fellows soci­o­logues, démo­graphes, géographes et écon­o­mistes, basés en France et au Sénégal, présen­teront leurs travaux en cours et exploreront les possi­bles croise­ments de leurs recherches, notam­ment les possi­bil­ités de publi­ca­tions util­isant des méth­odes mixtes
Cet évène­ment sera égale­ment l’occasion de dialoguer sur la ques­tion du retour avec des représen­tants du gouverne­ment séné­galais, des organ­i­sa­tions inter­na­tionales et de la société civile.

- Valori­sa­tion de l’enquête TEMPER : afin de faire connaître et de faciliter l’utilisation de cette enquête dont les données seront bientôt libre­ment disponibles, nous présen­terons les objec­tifs, la méthodologie, le terrain (notam­ment par l’intervention des enquê­teurs ayant participé à la collecte) et de premiers résul­tats. Un atelier – ciblant parti­c­ulière­ment les étudi­ants en master et doctorat – sera en outre proposé afin d’expliquer la struc­ture, les condi­tions d’analyse de l’enquête et d’offrir une première occa­sion de manip­uler les données.
Des publi­ca­tions conjointes, un numéro spécial et des collab­o­ra­tions renfor­cées avec des insti­tu­tions du Sud figurent parmi les résul­tats attendus de ces deux journées.

Projet TriBloc – « Tri migratoire » et expériences du blocage : Afrique, Amérique, Europe

Porteur :

BOYER Florence, Chargée de recherche, IRD. Unité Mixte de Recherche « Migra­tions et Société » (URMIS) – CNRS (UMR 8245) – IRD (UMR 205) – Univer­sité de Paris – Univer­sité Côte d’Azur. En accueil au Groupe d’Études et de Recherches Migra­tions Espaces et Sociétés (GERMES), Univer­sité Abdou Moumouni, Niamey.

Partic­i­pants :

  • FARET Laurent, Professeur, Univer­sité de Paris, Centre d’Études en Sciences Sociales sur les Mondes africains, améri­cains et asia­tiques (CESSMA) – IRD (UMR 245) – Univer­sité de Paris – INALCO. En accueil au Centro de Inves­ti­ga­ciones y Studios Supe­ri­ores en Anthro­pologia Social (CIESAS), Mexico
  • LESTAGE Françoise, Professeur Univer­sité de Paris. Unité Mixte de Recherche « Migra­tions et Société » »(URMIS) – CNRS (UMR 8245) – IRD (UMR 205) – Univer­sité de Paris – Univer­sité Côte d’Azur
  • PARIS POMBO Maria Dolores, Chercheure, El Colegio de la Fron­tera Norte (COLEF), Tijuana
  • POTOT Swanie, Chargée de recherche, CNRS. Unité Mixte de Recherche « Migra­tions et Société » (URMIS) – CNRS (UMR 8245) – IRD (UMR 205) – Univer­sité de Paris – Univer­sité Côte d’Azur.

Présen­ta­tion : Les popu­la­tions migrantes ont à faire face à des poli­tiques migra­toires qui participent de la produc­tion de situ­a­tions de blocage ; si celles-ci n’empêchent pas le passage, elles tendent à le limiter et à distinguer ceux qui auront un accès et ceux qui se heurteront aux barrières. L’objectif de ce colloque « Tri migra­toire » et expéri­ences du blocage : Afrique, Amérique, Europe », est d’analyser la diver­sité des situ­a­tions migra­toires produites par le blocage à différentes échelles sociales, spatiales et temporelles en fonc­tion de leur contexte de produc­tion. L’ambition est aussi de participer à la construc­tion d’une compara­ison entre ces situ­a­tions sur les trois continents.

Ainsi, comment se constru­isent les inter­ac­tions entre les acteurs de la mise à l’écart des personnes en situ­a­tion de mobilité ? Comment le « tri migra­toire » y participe-t-il ? Comment la mise à l’écart est devenue une composante du filtrage ? Il s’agit d’interroger ce « tri migra­toire » au regard des expéri­ences contex­tu­al­isées, en portant atten­tion à des expres­sions concrètes, situées et histori­cisées du lien entre poli­tiques locales, nationales ou supraré­gionales et leurs effets sur les situ­a­tions des popu­la­tions en mobilité.

Ces journées sont organ­isées autour de quatre tables-rondes portant sur les effets de caté­gori­sa­tion et de contourne­ments dans l’usage des « vulnéra­bil­ités », sur les expéri­ences bureau­cra­tiques et admin­is­tra­tives des personnes et sur les logiques de visi­bilité et invis­i­bilité dans les espaces urbains de margin­alité. La quatrième table-ronde vise à renforcer le dialogue entre chercheurs, acteurs de la société civile autour d’une situ­a­tion de fron­tière orig­i­nale, celle des Alpes-Maritimes.

Ce colloque s’accompagne de deux temps de réflexion autour de la compara­ison au travers d’une sortie de terrain et d’une journée d’échanges sur les méth­odes. Une publi­ca­tion bilingue présen­tant les résul­tats de l’ensemble de ces journées sera réalisée.