AAC : Colloque MITRA : « Perspectives croisées sur les migrations transnationales : une approche interdisciplinaire », 2 – 3 juin 2021, Lille — LIMITE : 10/​04/​2021

Présen­ta­tion

Ce colloque pour jeunes chercheur∙euse∙s est organisé par les étudiant∙e∙s du master Erasmus Mundus inti­tulé Migra­tions transna­tionales (MITRA) qui inter­vien­dront pour présenter leurs travaux de recherches en cours. Cepen­dant, il reste ouvert aux commu­ni­ca­tions extérieures afin de favoriser des échanges riches en perspec­tives sur une théma­tique qui néces­site toujours davan­tage d’éclaircissements.

Argu­men­taire

La mobilité des humains constitue un véri­table enjeu dans notre “espace Monde” (Dolfus, 1994) glob­alisé. L’embrasement de passions qu’elle déchaîne ne doit cepen­dant pas faire penser à un phénomène nouveau. Les mouve­ments migra­toires préex­is­tent à notre ère et à son système poli­tique hérité de la paix de West­phalie (1648) : la nais­sance des États-nations. Nous assis­tons en ce premier quart du XXIème siècle à un change­ment d’échelle produit par le raccour­cisse­ment signi­fi­catif des distances géographiques et la multi­pli­ca­tion des possi­bil­ités de se déplacer.

Les indi­vidus en mouve­ment investis­sent des mondes et des lieux aussi loin­tains et diver­si­fiés que peuvent l’être les mobiles et les logiques qui jalon­nent leurs projets migra­toires. Ces déplace­ments boule­versent économique­ment, poli­tique­ment et démo­graphique­ment les sociétés qu’ils quit­tent (Sayad, 1977). Paral­lèle­ment, ils provo­quent des recom­po­si­tions sociales et insti­tu­tion­nelles (Rigo, 2005), des dynamiques de repli et de rejet, des senti­ments d’empathie, d’in­dif­férence ou de haine (Mbembe, 2016), ques­tion­nant ainsi le lien social dans les sociétés d’accueil. Le développe­ment de tech­nolo­gies spéci­fiques de gouver­nance, de contrôle, d’intégration et de caté­gori­sa­tion (Agier, 2010), doit aussi être pris en compte.

Vivant à cheval entre les fron­tières, dans un ou plusieurs pays au même moment (Levitt, 2004) comme s’ils possé­daient des attributs ubiq­ui­taires, ces migrant.e.s ne font pas que trans­former les lieux qu’ils investis­sent. Ils/​elles sont eux/elles-mêmes travaillés par ces trans­for­ma­tions, lesquelles infèrent chez eux.elles de nouvelles manières d’être au monde, de faire monde, et de se rapporter à lui : des habitus transna­tionaux (Kelly, 2006 ; Nedelcu, 2010). La ques­tion est alors de décrire, de comprendre dans leur complexité, les mécan­ismes à partir desquels la mobilité de ces femmes et hommes struc­ture les sociétés contemporaines.

L’ap­proche transna­tionale désigne ici le fait que ces migrant.e.s, dans notre (post)modernité réflexive, sont les acteur.rice.s de multi­ples échanges entre sociétés d’accueil et d’origine, capa­bles de développer une capacité de commu­ta­tion entre les univers du proche et du loin­tain, d’alternance, voire de co-présence (Nedelcu, 2010). Cette transna­tion­alité suppose la partic­i­pa­tion des exilé.e.s à l’économie, la poli­tique et l’organisation sociale de l’État d’origine et de l’État d’accueil. L’émer­gence de ce nouveau champ d’étude comprenant l’ensemble des migra­tions inter­na­tionales peine à se frayer un chemin. Pour­tant, l’intérêt de ce sujet d’étude est on ne peut plus actuel. Son carac­tère inter­dis­ci­plinaire est alors néces­saire au regard de sa complexité.

Ce colloque inter­na­tional, pluridis­ci­plinaire et bilingue (français-anglais) se propose d’explorer une série de ques­tion­nements liés aux migra­tions transna­tionales, en se focal­isant sur la manière dont les migra­tions impactent le vécu des migrant.e.s et la struc­tura­tion des sociétés contemporaines.

Axes de recherche

  • Jeunesse et migration
  • Genre et sexu­alité en migration
  • Iden­tité, culture et diaspora
  • Actions publiques et migrations

Modal­ités de soumission

Nous atten­dons les commu­ni­ca­tions d’étudiant.e.s en Master et de doctorant.e.s. Celles-ci peuvent être rédigées en français ou en anglais et provenir de différentes disci­plines dont la soci­ologie, la science poli­tique, l’histoire, le droit, la philoso­phie, l’anthropologie, la géogra­phie, la littéra­ture, la linguis­tique etc. En précisant dans quel axe elles s’inscrivent, les contri­bu­tions contien­dront un résumé concis de la recherche ainsi que de la méthodologie employée. Dans l’objectif d’aborder l’étude des migra­tions transna­tionales selon des angles d’analyses et de méthodolo­gies plurielles, toute contri­bu­tion hors des axes de recherches proposés est la bienvenue.

Les propo­si­tions de commu­ni­ca­tion, de 1500 signes maximum (espaces compris) sont à envoyer à l’adresse colloquemitra@gmail.com avant le 10 avril 2021.

Les auteur.e.s seront notifié.e.s de l’acceptation/non-acceptation de leur contri­bu­tion le 20 avril 2021.

Lieu

Le colloque se fera à priori en présen­tiel, à l’Uni­ver­sité de Lille (adresse ci-après). Cepen­dant, en fonc­tion de l’évolution de la situ­a­tion sani­taire, il peut être adapté au format digital.

Adresse : Salle de conférence (F0.44), Bâti­ment F, Maison de recherche, Campus Pont de Bois, Univer­sité de Lille, Villeneuve d’Ascq, France (Google Map).

Comité scien­tifique

Enseignant.e.s

  • Audrey Céles­tine, Coor­don­na­trice péda­gogique, Master MITRA, Univer­sité de Lille
  • Asun­cion Fres­noza-Flot, Coor­don­na­trice péda­gogique, Master MITRA, Univer­sité Libre de Bruxelles

Étudiant.e.s

  • Audrey Leroux, Master II MITRA, Univer­sité de Lille
  • Catherine S. Gonzalez Alvarez, Master II MITRA, Univer­sité Libre de Bruxelles
  • Héri­tier Sakalaya Tshikala, Master II MITRA, Univer­sité de Lille
  • Natalia Vergara Fuentes, Master II MITRA, Univer­sité de Lille
  • Tome Bodiong J.A, Master II MITRA, Univer­sité de Lille
  • Terasa Pedreira, Master II MITRA, Univer­sité de Lille

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