SOUT : Léo Fourn soutient sa thèse intitulée « Des vies mouvementées. Bifurcations et ajustements biographiques au fil des parcours militants et migratoires de révolutionnaires syrien·ne·s exilé·e·s en France et au Liban » — Lundi 14 décembre, 14h, en ligne

La soute­nance aura lieu le lundi 14 décembre 2020 à 14h, à la MMSH à Aix-​en-​Provence. 

Le jury est composé de :

Mounia Bennani-​Chraïbi, Professeure, Université de Lausanne (rappor­teure)
Claire Bidart, Directrice de recherche CNRS, LEST (exam­i­na­trice) 
Stéphane Dufoix, Professeur, Université Paris Nanterre (exam­i­na­teur)
Salwa Ismail, Professeure, SOAS, University of London (rappor­teure)
Sylvie Mazzella, Directrice de recherche CNRS, LAMES (direc­trice de thèse)
Johanna Siméant-​Germanos, Professeure, ENS (exam­i­na­trice)

Résumé
Parmi les protag­o­nistes du soulève­ment syrien débuté en 2011, nombreux·ses ont quitté leur pays pour se réfugier dans des pays limitro­phes ou plus loin­tains. Que devi­en­nent ces révo­lu­tion­naires après la révo­lu­tion et l’exil ? Cette thèse porte sur les devenirs de protes­tataires ordi­naires qui se sont mobilisé·e·s à partir de 2011, avant de se réfugier en France et au Liban. À partir d’une enquête multi­si­tuée, elle propose de retracer leurs parcours biographiques, en se concen­trant plus spéci­fique­ment sur les dimen­sions migra­toire et mili­tante de ces parcours. Révolution, guerre et exil marquent des bifur­ca­tions radi­cales impli­quant une forte imprévis­i­bilité quant à leurs devenirs. Dès lors, l’enquête révèle la façon dont les révo­lu­tion­naires exilé·e·s s’efforcent de main­tenir et de recon­struire une cohérence biographique malmenée par ces épreuves. Elle met spéci­fique­ment en lumière les ajuste­ments biographiques opérés via la pour­suite du mili­tan­tisme et la mise en récit de leurs parcours mouve­mentés. En défini­tive, il s’agit d’analyser conjoin­te­ment l’exil de militant·e·s et le mili­tan­tisme d’exilé·e·s, dans deux contextes forte­ment distincts.

Contact : leofourn@gmail.com